Depuis plus de 5 ans, je voue une passion aux livres de développement personnel. Plus que les livres, c’est comment atteindre une vie « meilleure » et plus proche de nos besoins, de qui nous sommes, qui me captive. Précisément parce que je suis fondamentalement dispersée, passionnée par plus de sujets que je n’ai de doigts (oui, mains et pieds compris) et qu’il arrive un moment (tout le temps en fait) où tout ça se mélange en un joyeux feu d’artifice, certes beau (oui cette phrase va se finir un jour) mais qui part un peu dans tous les sens (voilà le point).
Je vous laisse imaginer, le moment après l’explosion, où je cours derrière chaque étincelle qui retombe à droite, à gauche, devant, derrière… Je ne sais plus où donner de la tête, je perds un temps fou à essayer de tout rassembler et les choses vont donc très lentement car, non, on ne peut pas TOUT faire en même temps (ou alors je n’ai pas encore trouvé la recette miracle, c’est peut-être ce que je cherche à travers toutes ces lectures après tout).
Toujours est-il que ces livres m’ont apporté, et continuent de m’apporter, énormément. Et même si je n’applique pas tous les conseils, petit à petit, certains restent et, une fois installés, laissent la place pour en appliquer d’autres.
Je n’ai jamais cessé de lire ce type de livre, en ayant toujours un sur ma table de chevet ou mon bureau, alternant avec un ou deux romans (quand je vous dit que je suis dispersée, j’en arrive parfois à lire 8 livres en simultané… pour varier les plaisirs). Mais ces derniers temps, j’ai eu un regain d’intérêt pour le genre, les titres se multipliant sur mes étagères. Probablement car, après m’être libérée de mes chaînes il y a 3 ans en quittant mon travail, j’ai l’impression de m’enfermer à nouveau, d’arriver dans une impasse, avec le désir de me renouveler mais en ne trouvant plus les clés pour aller plus loin.
Et quand je m’interroge, je lis. Beaucoup. Et je crois avoir enfin trouvé le pourquoi du comment. Pourquoi et comment j’ai pu, il y a 3 ans, quitter mon travail pour suivre mes rêves et me retrouver aujourd’hui dans une situation plus ou moins similaire, sans, cette fois, en retrouver la sortie ?
1. Pour commencer, le rêve ne correspond pas toujours à la réalité. Être comédienne a toujours été un objectif inaccessible, une envie que je gardais en moi depuis des années mais je n’avais pas pu porter à maturité. Pour commencer, je me suis rendue compte que rien n’était impossible, puisque je l’ai fait (je garde ça en mémoire). Mais une fois que j’ai eu mis un pied dedans, après l’exaltation, la réalité. Je n’étais plus sûre de m’y retrouver finalement, était-ce vraiment ça que je voulais faire ?
2. On évolue avec le temps. Ce qui m’intéressait il y a 3 ans me passionne moins aujourd’hui. J’ai coché certaines cases que j’avais en tête et d’autres centres d’intérêt ont quant à eux fait leur apparition dans ma vie. Une phase d’adaptation entre ce qui n’est plus en adéquation avec qui j’étais et qui je deviens / suis devenue, est nécessaire.
Tout ça est clair, mais je ne sais pas quoi faire, pourquoi je ne parviens pas à passer à l’acte cette fois-ci ? C’est là le point qu’il me manquait et que je viens de découvrir :
3. Parce qu’il faut savoir où on veut aller. Il y a 3 ans, j’étais prête à porter ce nouveau projet : tout plaquer pour devenir model et comédienne, une idée que j’avais en tête depuis des années. Je savais ce que je voulais arrêter (mon travail en agence digitale) et ce que je voulais accomplir. Mais aujourd’hui, tout n’est plus si clair : j’ai atteint ce que je croyais impossible, la réalité du métier ne correspond finalement pas à ce que je recherche (mais il fallait le faire pour le savoir et je n’ai aucun regret du coup)… mais je recherche quoi du coup ?
Viens alors le temps où il faut vivre avec ses propres contradictions. Ce n’est pas nouveau (je suis cultivatrice de paradoxes depuis 1988 après tout, ceux qui savent, savent), et c’est finalement assez commun je crois. Mais ça n’est pas mon idéal. Ce qui me manque aujourd’hui, malgré mes nombreuses passions, c’est bien de savoir où je veux aller : ce que je suis prête à laisser de côté (avec seulement 2 bras et 2 jambes, on ne peut pas tout porter avec soi en continuant d’avancer), ce qui est important pour moi et ce dans quoi je veux me lancer.
J’ai lu des dizaines d’articles et de livres sur « comment atteindre ses objectifs ». Pleins de super conseils pratiques… qui ne m’ont pas aidé. Tout simplement parce que je ne sais pas quels sont les objectifs que je veux atteindre. La donnée la plus importante et pourtant la plus négligée je trouve. Les articles partent du principe que vous savez en théorie ce que vous voulez mais que vous n’osez pas y aller. C’est sûrement souvent le cas. Mais je ne crois pas être la seule à ne pas savoir où aller.
Mais aujourd’hui je suis tombée, par hasard (plus ou moins), sur la vidéo Ted « How to find work you love » de Scott Dinsmore (à voir ci-dessous, en anglais uniquement :-() et ce chiffre qui fait froid dans le dos :
80% des gens font un travail qui ne leur plait pas.
Pour Scott Dinsmore, la clé du succès, de NOTRE vision du succès, est composée de 3 crans importants :
1. Connaitre ces forces et qualités qui nous sont propres, qui nous rendent uniques
Devenir un expert de « qui nous sommes », car qui peut mieux nous connaitre que nous-même ? Se demander ce qu’on aime faire, et ce que l’on soit payé ou non. Pour mieux se connaitre et déceler quels sont nos points forts, Scott recommande le livre « Strenghs finder 2.0 » (que je ne connais pas mais j’y jetterai sûrement un coup d’oeil prochainement du coup).
Because if you don’t know what you’re looking for, you’re never going to find it.
2. Tirer régulièrement des leçons de nos expériences
Parce qu’on vit chaque jour, chaque semaine, chaque mois, chaque année des choses qui se passent plus ou moins bien, pour lesquelles on se dit qu’on en veut plus dans notre vie ou qu’on ne veut tout simplement plus les revivre : on devient riche de notre expérience. En notant ces points cruciaux, on apprend à se connaitre.
3. Identifier et être en accord avec nos valeurs
Si c’est difficile, observer les gens qui nous inspirent et noter ce qui nous inspire précisément chez eux.
Une fois ces détails clarifiés, on revient donc à « 80% des gens font un travail qui ne leur plait pas. ». WOW. Pourtant, qui ne souhaiterait pas être heureux et accompli dans sa vie au quotidien ? Pourquoi les gens ne passent pas à l’action ? Pour Scott, il y a 2 raisons :
- Parce qu’on se dit qu’on ne peut pas le faire, qu’on n’y arrivera pas.
- Parce que LES AUTRES nous disent qu’on ne peut pas le faire et qu’on n’y arrivera pas.
Et, le pire, c’est qu’on se met à y croire.
Et, si on continue de penser que poursuivre nos rêves est impossible, s’entourer de gens motivants qui sont déjà passés par là et on traversé ce qu’on cherche à accomplir. On l’oublie souvent mais on a le choix de s’entourer de gens qui nous diront que c’est stupide d’essayer, ou de s’entourer de gens qui croirons en nous et nous pousseront à l’action.
It’s not about being Gandhi or Steve Jobs, doing something crazy. It’s just about doing something that matters to you, and makes an impact that only you can make.
Les contenus proposés sur le site Ted sont toujours très inspirants, la vidéo est pourtant un format que je délaisse souvent (car je décroche très vite), lui préférant la flexibilité de lecture. Mais cette vidéo m’a convaincue que c’est une erreur, d’où ma volonté de la partager avec vous. Reste à travailler maintenant sur le « qui je suis et qu’est-ce que j’aime » pour découvrir distinctement le « où je veux aller ». Scott Dinsmore propose d’ailleurs à ce sujet un kit d’outils gratuit et hyper complet regroupant des conseils pour nous aider à mener la vie dont on rêve (contenu entièrement en anglais également).
Et, avant de clôturer cet article pour passer à l’action, un dernier mot sur le pourquoi partager cet article maintenant a été aussi crucial pour moi. En découvrant Scott aujourd’hui, j’ai aussi découvert qu’il a eu, il y a seulement quelques jours, un accident d’escalade qui lui a couté la vie. Et quelle tristesse de « rencontrer » quelqu’un d’aussi inspirant et de se rendre compte par le même temps que cette personne n’est plus… Alors cet article est aussi, en quelque sorte, pour lui rendre hommage et le remercier, pour ses conseils et son enthousiasme communicatif, et pour que l’on n’oublie pas que chaque jour compte.
N’attendez pas qu’il soit trop tard. Make the impossible possible, now <3
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Julie Goodchild



