
Malestroit, de Jean de Saint-Cheron · Éditions Grasset · 224 pages · 20 €
Cette semaine, j’ai lu un livre qui m’a mise mal à l’aise.
C’est l’histoire, vraie, d’une femme bretonne, résistante, décorée par le général de Gaulle.
Torturée par la Gestapo.
Engagée auprès des plus pauvres.
Pourtant, son dossier de canonisation a été refermé par Rome sur trois mots :
« Trop de miracles. »
Je vis en Bretagne.
Ce livre se déroule à quelques kilomètres de chez moi.
Et pourtant, je n’avais jamais entendu son nom.
Ça m’a frappée.
Comment une femme aussi engagée peut-elle disparaître presque entièrement de l’histoire ?
En lisant ce livre, quelque chose m’a dérangée.
Quand une femme sort du cadre,
est-elle visionnaire… ou déséquilibrée ?
Ce qui est mystique me fascine.
Et en même temps, me met profondément mal à l’aise.
J‘avoue : je n’ai pas lu ce livre le soir.
Et je me suis mise à accélérer ma lecture.
Comme si une part de moi voulait finir, vite… pour retrouver un terrain plus rationnel.
Alors je me pose cette question :
Est-ce qu’on accepte de laisser une place à ce qui nous dépasse ?
Ou est-ce qu’on a besoin de tout rationaliser pour rester confortables ?
Lire m’aide à ralentir.
Ralentir et réfléchir.
Je lis un livre par semaine.
Pas pour les statistiques.
Juste pour ne pas laisser filer mes semaines sans penser.
Ce que je propose avec Bon Jour, j’y crois à fond, et je me l’applique à moi-même.
Des micro-rituels dans le chaos du quotidien.
Lire, un bon jour à la fois.
Si le livre t’intrigue, c’est Malestroit, de Jean de Saint-Cheron.
Publié aux Editions Grasset.
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Malestroit
de Jean de Saint-Cheron
Éditions Grasset
224 pages
20 €
Julie Goodchild
